Augmentation mammaire : tout ce qu’il faut savoir

Augmentation mammaire : tout ce qu’il faut savoir

- in CHIRURGIE DES SEINS
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La pose de prothèses mammaires est l’intervention la plus pratiquée dans le monde. En France, 400 000 femmes environ auraient déjà franchi le pas, et la demande reste élevée. Ce qu’il faut savoir avant de se lancer.

Se faire poser des prothèses mammaires n’est jamais une mince affaire : il faut être certaine du type de poitrine qu’on désire et de son volume, et accepter l’idée qu’on sera opérée au moins une autre fois pour les remplacer, deux à trois fois si on y va à 25 ans. Car une opération esthétique n’est jamais anodine, malgré des progrès en anesthésie et des gestes techniques plus sûrs.

C’EST QUOI, UNE AUGMENTATION MAMMAIRE ?

Une intervention chirurgicale qui consiste à poser des prothèses mammaires pour augmenter la poitrine. Dans certains cas, cela peut aussi corriger une légère ptôse mammaire, surtout quand la perte de volume est limitée et consécutive à une grossesse ou un amaigrissement. Quand le relâchement est important, le chirurgien conseillera de faire en même temps une plastie mammaire. Quand le mamelon descend plus bas que le sillon sous-mammaire, il faut aussi remonter le sein. Quand l’augmentation souhaitée est peu importante, d’environ un bonnet de soutien-gorge, un lipomodelage est parfois envisagé .

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LA PREMIÈRE CONSULTATION

– Le chirurgien vous interroge sur vos antécédents médicaux et chirurgicaux afin d’écarter toute contre-indication comme un trouble de la coagulation, des troubles cardiaques…

– Il examine ensuite la silhouette, le buste, la taille, la forme et le positionnement des seins, la place des aréoles, la forme du thorax. S’il dépiste une asymétrie, il la signalera car elle risque de se remarquer plus une fois les prothèses mammaires en place. La tonicité et l’épaisseur de la peau sont essentielles et vont orienter le choix des implants : si elle est de mauvaise qualité, ils ne devront pas être trop gros, donc trop lourds, pour ne accentuer le relâchement naturel de la poitrine.

– Le chirurgien vous demande quelle poitrine vous aimeriez, et de quelle taille : un point essentiel à définir pour être satisfaite du résultat.

– Il explique quels implants conviennent le mieux et comment il va les mettre en place : il choisira la voie d’accès en fonction de son expérience et de différents critères morphologiques : la voie peut être aréolaire, axilaire (incision dans l’aisselle) ou, plus rarement, sous-mammaire (le chirurgien incise dans le pli situé sous le sein, la seule solution pour introduire des prothèses en polyuréthane). Ainsi, les cicatrices seront situées dans l’aisselle, autour de l’aréole, ou dans le pli sous-mammaire. Il précise aussi s’il placera la prothèse devant le muscle pectoral ou derrière, c’est à dire en rétro-musculaire, ou en partie devant et derrière, une décision technique prise en fonction de critères comme la minceur ou la qualité de la peau.

– Le chirurgien décrit ensuite le déroulement de l’intervention, les examens à faire avant (mammographie et échographie), les précautions à prendre : pas d’aspirine les jours qui précèdent, ni de tabac qui majore les risques de complications et de mauvaise cicatrisation. Il informe sur les risques et complications possibles, des plus légères (plis, vagues, cicatrice hypertrophique) aux plus gênantes (perte de sensibilité, infection, coque, rupture), jusqu’aux plus exceptionnelles, phlébite, embolie . Pour finir, il vous remet le devis, qui inclut le coût des implants, les frais de bloc opératoire, d’anesthésie ainsi que ses honoraires, accompagné du consentement éclairé. Deux documents à rapporter signés lors de la seconde consultation ou le jour de l’intervention.

LES DIFFÉRENTES PROTHÈSES MAMMAIRES

La majorité d’entre elles sont constituées d’une enveloppe en silicone, plus rarement en mousse de polyuréthane, et d’un produit de remplissage. Le chirurgien explique les paramètres à prendre en compte pour choisir le modèle le plus adapté au résultat désiré. Le choix est compliqué car il y a plus d’une dizaine de possibilités pour un même volume en fonction de la forme, de la projection, de la texture. En accord avec sa patiente, le chirurgien choisira donc :

– Des implants remplis avec un gel de silicone plus ou moins cohésif (= dur en langage d’expert), ce sont les plus utilisés car ils donnent un résultat plus naturel que ceux remplis avec du sérum physiologique, à la vue comme au toucher. En cas de rupture de l’implant, la viscosité du gel limite la fuite de silicone dans l’organisme. L’avantage du sérum phyiologique : il est tout a fait inoffensif si la prothèse venait à rompre.

– Des prothèses rondes, plus rarement des prothèses anatomiques qui ont la forme projetée d’un sein. Elles sont plus utilisées en reconstruction ou chez les femmes qui ont la poitrine très plate . Leur inconvénient : si elles se déplacent, il faudra réopérer.

– La texture de l’enveloppe en silicone : elle peut être lisse, micro-texturée, texturée, macro-texturée.

– La projection : un implant existe généralement en 3 projections différentes.

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LA BON VOLUME

Pas facile d’imaginer ce que peut donner une prothèse de « 300 cc ».  Il faut réfléchir honnêtement au genre de poitrine qu’on veut vraiment. Sinon, on risque d’être déçu, soit par des seins trop gros, soit par des seins trop petits une fois l’œdème post-opératoire dégonflé. La femme doit se demander si elle désire quelque chose de classique, d’élégant, ou si elle est prête à assumer un résultat qui n’est pas « naturel ». La plupart des chirurgiens disposent d’implants-tests à glisser dans le soutien-gorge pour se rendre compte du résultat. Le mieux est d’apporter un T-shirt blanc col en V, qui donnera une bonne idée de l’augmentation et de son impact sur le décolleté et la silhouette.

COMMENT SE PASSE L’OPÉRATION ?

– Sous anesthésie générale. La consultation de l’anesthésiste doit s’effectuer au plus tard 48h avant l’intervention.

– Compter généralement deux jours d’hospitalisation, dont la nuit qui suit l’intervention.

ON EST COMMENT JUSTE APRÈS ?

On a mal, surtout quand la prothèse a été placée derrière le muscle pectoral, surtout lors de certains mouvements, donc on prend des antalgiques pour soulager la douleur. La poitrine reste gonflée 15 à 20 jours, et reste sensible plusieurs semaines. Il peut y avoir des bleus, notamment dans la zone des cicatrices, qui s’estompent dans le mois qui suit. Drains, pansements, bandage, en matière de soins post-opératoires, chaque chirurgien a ses habitudes mais en général, on porte un soutien-gorge de sport, pendant un mois à un mois et demi. La perte de sensibilité des seins est généralement passagère, rarement définitive, mais elle peut ne pas revenir complètement. Les fils de sutures sont retirés entre le dixième et le quinzième jour, sauf s’ils sont résorbables. On revoit le chirurgien à 3 ou 6 mois puis à 1 an pour vérifier que tout se passe bien. Ensuite, on suit le rythme de surveillance conseillé et indispensable en fonction de son âge, en général une fois par an.

IL FAUT PRENDRE UN CONGÉ ?

Oui, de quelques jours à deux semaines selon l’ampleur de l’intervention et son métier. Il faut attendre un bon mois avant de reprendre le sport, parfois deux : le bon sens invite à prendre l’avis de son chirurgien. Attention, quelle que soit l’activité physique pratiquée, on porte une brassière de sport adaptée dès la première séance.

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ON VOIT LE RÉSULTAT COMBIEN DE TEMPS APRÈS ?

Juste après, les seins sont gonflés donc plus gros que ce qu’ils seront une fois l’œdème disparu dans le mois qui suit. Il faut attendre 3 à 6 mois pour évaluer le résultat définitif, un an pour la cicatrisation.

ÇA COÛTE COMBIEN ?

http://www.softesthetique.com/tarifs-chirurgie-esthetique-tunisie.php

LE REMPLACEMENT DES PROTHÈSES MAMMAIRES

On ne sait jamais à l’avance quand on devra les changer, 10 à 15 ans plus tard. Ce remplacement devra être effectué bien avant en cas de problème, par exemple une rupture de l’implant ou une coque.

LE BON CHIRURGIEN

– Il a la compétence en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique.

– Il a opéré une amie ou connaissance ravie du résultat. A moins que le courant ne passe pas avec lui, et il faut savoir se fier à vos intuitions

– Il vous inspire confiance, a écouté et compris ce que vous vouliez, signe qu’il saura aussi répondre et rassurer après l’intervention, y compris en cas de complications.

 

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