CHIRURGIE ESTHÉTIQUE : CE QUI POUSSE LES FEMMES A SE FAIRE REFAIRE LES SEINS

CHIRURGIE ESTHÉTIQUE : CE QUI POUSSE LES FEMMES A SE FAIRE REFAIRE LES SEINS

- in CHIRURGIE DES SEINS
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Des seins trop petits, trop gros ou trop lourds… Quelles motivations profondes entraînent des femmes vers la table d’opération pour un bonnet C ? Mode, démocratisation de la chirurgie esthétique ou bien réparation identitaire ? 

Comme dans la mode, la femme veut contrôler son corps

Environ 70 000 femmes se font refaire la poitrine chaque année, dans l’espoir de réparer une partie de leur identité féminine. L’augmentation mammaire est l’intervention la plus pratiquée, toutes chirurgies confondues. Un passage à l’acte qui demande beaucoup de détermination, avec à la clé le bonheur de se trouver enfin normale.

La mode apporte une silhouette nouvelle à chaque saison. Depuis les années 1990, les magazines véhiculent une image d’hyper-féminité tonique, celle d’une femme dynamique qui a le total contrôle de son corps et ne fait pas d’impasse sur ses atouts de séduction.

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Des femmes minces avec des seins rondes

Contrairement aux années 1970, où il semblait normal d’avoir une petite poitrine sur une silhouette filiforme, les femmes minces d’aujourd’hui veulent elles aussi des seins de rondes. Dès que les femmes sortent des normes créées par le prêt-à-porter, soit un bonnet B ou C, elles ressentent un complexe de marginalité.

L’hyper-sexualité des campagnes publicitaires y est pour beaucoup : à travers un corps parfait et dénudé, on expose l’intimité de la femme et ses désirs. Le corps modèle la silhouette, contrairement aux décennies passées, où c’était le vêtement qui sculptait le corps.

Symbole de la féminité et de la sensualité, une poitrine, si on ne l’accepte pas, peut couper à la fois de sa vie sociale et de sa vie intime.

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L’opération des seins, une thérapie pour réparer le corps

Pour certaines femmes, l’opération des seins constitue une véritable thérapie, qui renforce l’estime de soi.

Une étude permet d’observer l’approche psychologique des femmes : elles parlent de « réparation » et veulent un rétablissement des volumes après un événement précis, grossesse, amaigrissement ou maladie.

D’autres femmes se sentent légitimes à évoquer simplement aisance et esthétique.

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Beaucoup de femmes souhaitent juste se sentir belles

Certaines femmes veulent une « amélioration » de la nature. Et d’autres souhaitent juste se sentir belles.

L’affaire du laboratoire PIP n’a pas entamé leur motivation. Sur mille femmes qui ont demandé le retrait des implants frelatés PIP à l’Institut du sein, seulement une vingtaine n’ont rien remis après : toutes les autres voulaient à nouveau des prothèses !

Une intervention esthétique souvent mûrement réfléchie

Comme la plupart des femmes qui se sont fait opérer, un femme a corrigé l’asymétrie de sa poitrine après avoir longuement mûri son choix. Elle rêvait de pouvoir enfin se sentir femme, de mettre de beaux sous-vêtements, de se sentir désirable, plus sûre d’elle.

Avoir abouti sa réflexion, c’est aussi formuler une demande raisonnable, en accord avec sa silhouette. C’est également savoir parfois résister à certaines influences extérieures, fussent-elles médicales.

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Prothèses mammaires : quelle sécurité ?

Depuis l’affaire PIP, tous les fabricants ont été contrôlés en 2011. Les prothèses vendues sont a priori conformes à la réglementation.

Les types d’implants autorisés sont :

  • les prothèses préremplies de gel de silicone ;
  • celles gonflables au sérum physiologique ;
  • les implants en mousse de polyuréthane.

Les effets indésirables sont la formation de coque (dans 3 à 6 % des cas) et les fissures d’implants, assez rares.

Un implant doit être changé au bout de dix ans. Et il faut le surveiller chaque année au moyen d’une échographie.

Désormais, le marquage CE (conformité européenne) devrait être plus exigeant, mais tout dépend de l’organisme certificateur ! Sont aussi prévus des inspections surprises, le principe d’un « parcours de soins » esthétiques, et le renforcement des dispositifs d’alerte et de mise en garde du public.

Source:

santemagazine.fr