Faux seins : J’y vais, J’y vais pas ?

Faux seins : J’y vais, J’y vais pas ?

- in CHIRURGIE DES SEINS
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Qui n’a jamais rêvé d’avoir des seins plus beaux, plus gros, plus sexy ? Ce qu’il faut savoir pour sauter le pas ou renoncer en toute sérénité.

Les chirurgiens constatent un accroissement des demandes, notamment chez les jeunes femmes qui n’ont pas eu d’enfant. Une certitude : même plus fréquente, la pose de prothèses suscite moult interrogations. Vais-je les supporter ? Le résultat va-t-il me plaire ? Est-ce que cela va faire faux ? La parade pour minimiser les risques de déception : bien réfléchir à ce qu’on souhaite et bien l’expliquer au chirurgien. Sur le volume comme sur la forme. Rêver d’une poitrine show off à la Victoria Beckham ou de seins parfaits à la Elle Macpherson ? « Tout n’est pas    possible, le chirurgien doit tenir compte de la morphologie de la patiente (taille et forme du thorax, base du sein, éventuelle asymétrie) et de l’épaisseur de la peau.La majorité insiste pour que les implants ne soient pas “trop gros”, une notion très différente d’une personne à l’autre. Parfois, il faut aussi mettre en garde contre des implants trop petits, qui risquent de décevoir. » D’où l’importance de l’information préopératoire (place des cicatrices, type de prothèses…). Sachant qu’elle ne dispense pas la patiente de s’interroger sur l’essentiel : la « solidité » de son désir.

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QUOI, COMMENT, OÙ ?

Type, taille, forme, place des cicatrices, suites de l’intervention, complications possibles (hématome, infection, coque, asymétrie)… le chirurgien doit tout vous expliquer et vous indiquer quel est le meilleur choix dans votre cas.

*    Gel de silicone ou sérum physiologique ? Les implants remplis de gel de silicone donnent un résultat plus naturel et sont les plus utilisés, ceux remplis de sérum physiologique présentent plus de risques de vagues, de plis et de dégonflement, mais ils rassurent encore certaines femmes.

*    Prothèse ronde ou anatomique ? Ronde pour un effet bien galbé, notamment sur la partie supérieure du sein, anatomique (c’est-à-dire en forme de poire) pour un résultat plus naturel. Le choix dépend aussi de la morphologie et de la technique du chirurgien. Un implant rond est plus facile à poser, un anatomique présente un risque de rotation qui nécessite alors de réopérer. A savoir : chaque implant existe en trois « projections », basse, moyenne ou haute, qui correspondent à la profondeur du bonnet. Plus la projection est basse, plus le résultat est naturel, plus elle est haute, plus il est artificiel.

*   Devant ou derrière le muscle pectoral ? Cela dépend du volume initial des seins, de l’épaisseur cutanée… Le résultat est plus naturel quand l’implant est positionné devant le muscle, sauf quand la peau est très fine et la glande mammaire peu développée ; derrière le pectoral, les suites sont plus douloureuses    et le résultat moins naturel quand le muscle se contracte, mais les risques de coque moindres.

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LA CHECKLIST

*    Qui consulter ? Un pro du bistouri, bien sûr, compétent en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique. La meilleure piste : le chirurgien d’une amie, ravie de ses nouveaux seins. A moins que le courant ne passe pas avec lui. La règle : se fier à ses intuitions et ne pas poursuivre si vous n’avez pas confiance, prendre un deuxième avis.

*     Ça se passe comment ? Vous exposez votre demande, le chirurgien explique ce qu’il peut faire, vous fait essayer des gabarits dans votre soutien-gorge, sous un T-shirt, vous prescrit une mammographie ou une échographie et vous invite à réfléchir au moins quinze jours (délai légal de réflexion). Vous repartez avec le devis (désignation de l’acte, coût détaillé de l’hospitalisation, implants compris) et le consentement éclairé, à renvoyer signés. La fois suivante, vous calerez le rendez-vous avec l’anesthésiste, la date de l’intervention et poserez vos dernières questions. Vous hésitez encore ? Il n’y a aucune urgence : mieux vaut reporter votre décision.

*     Le jour J. L’intervention se déroule sous anesthésie générale. Compter de 24 h à 48 h d’hospitalisation, huit à dix jours d’arrêt, dix à quinze jours de bleus et d’oedèmes ; la prise d’antalgiques et les suites (pansements, drains, sutures, port d’un soutiengorge…) vous auront été précisées par le chirurgien avant l’opération. Pas de soleil pendant un mois (risque de tatouage des cicatrices) ni de sport avant deux mois. Et un suivi régulier (deux ou trois visites le premier mois, puis à trois, six et douze mois).

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LES QUESTIONS QU’ON SE POSE TOUTES

* Avant ou après bébé ? Minimum un an avant une grossesse, le temps de la cicatrisation, et un an après l’accouchement.

* Est-ce que je pourrai allaiter ? A priori, oui.

* Et les cicatrices ? Généralement discrètes. Le chirurgien choisit d’inciser au niveau de l’aréole (le plus courant), dans le sillon sous-mammaire ou, plus rarement, dans le creux de l’aisselle.

* Est-ce que mon homme aimera ? Mieux vaut en discuter avant avec lui et le convaincre que c’est important pour vous. La décision vous revient. En général, les femmes qui y sont allées contre l’avis de leur partenaire rapportent qu’il s’y est fait. Beaucoup d’autres n’y vont pas car leur compagnon n’aime pas .

* Est-ce que je vais sentir les implants ? Oui, si vous avez la peau très fine et s’ils ont été placés devant le muscle ou si leur volume est important.

* Retrouverai-je toute ma sensibilité ? A priori, oui, partiellement ou totalement, dans les mois qui suivent l’intervention.

* Devrai-je les changer ? Oui, dans dix, quinze ans… personne ne peut dire quand, en l’absence de recul sur les implants dernière génération. Ou en cas de complications. Aucun implant n’étant éternel, vous devez accepter l’idée d’un contrôle régulier (tous les cinq ans) et l’éventualité de repasser sur le billard au moins une fois. Pensez à vous faire préciser les conditions de réintervention, notamment financières.

* Est-ce que cela remonte les seins ? Non, sauf par effet d’optique. Quand ils sont très affaissés, une chirurgie associée est conseillée, pour repositionner les seins.

* Mes seins vont-ils tomber plus vite ? Ils vont continuer de « vieillir » normalement. Des implants trop volumineux accélèrent le relâchement.

* Est-ce que je ferai une coque ? Autour de l’implant, l’organisme fabrique naturellement une capsule fibreuse. Parfois, celle-ci durcit trop, c’est ce qu’on appelle une coque (le risque est estimé à 3 % à un an mais augmente au fur et à mesure des années). Si elle devient trop inesthétique ou douloureuse, cela nécessite une réintervention.

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PARLONS PSY

Désirer plus de poitrine quand on est plate ou retrouver celle d’avant bébé sont des demandes apparemment claires, que la chirurgie paraît pouvoir combler. Sauf quand elles masquent une situation plus complexe. Pour preuve, l’échec de certaines interventions techniquement réussies et très mal vécues. Faut-il pour autant courir chez le psy avant de consulter le chirurgien ? Pas forcément, on peut aussi s’auto-analyser et réfléchir à la vraie motivation de son désir. Quand la demande de réparation concerne les seins, il y a toujours un rapport à la féminité, une question d’identité sexuelle, quelque chose que la patiente arrive très vite à identifier. Une intervention réussie peut améliorer l’estime de soi, mais, pour que cette amélioration soit durable, il faut avoir pris le temps de se poser les bonnes questions avant.

 

Source

elle.fr