La chirurgie esthétique des bras : le lifting des bras ou brachioplastie

La chirurgie esthétique des bras : le lifting des bras ou brachioplastie

- in CHIRURGIE DE LA SILHOUETTE
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lifting des bras en tunisie

Particulièrement affectés par la gravité, les bras font partie des zones les plus difficiles à garder fermes et sculptées. L’activité physique, associée à une alimentation saine peut aider dans une certaine mesure à raffermir les bras. Mais en cas d’infiltration adipeuse, ou de relâchement cutané sévère, tonifier le muscle ne peut suffire pour obtenir des bras profilés. Le lifting de la face interne des bras, encore appelé « lifting brachial » ou « brachioplastie » peut alors être indiqué.

La gêne induite par des bras lâches ou fripés peut affecter la confiance en soi. Camoufler des bras inesthétiques limite considérablement les possibilités vestimentaires. Lorsqu’il existe un important relâchement des tissus, un excès de peau et un surplus graisseux au niveau de la face interne des bras, la chirurgie esthétique peut vous aider.

Les facteurs expliquant le relâchement cutané des bras

La peau de la face interne des bras est très sollicitée par les mouvements répétés des bras, par la gravité mais aussi par d’autres facteurs contribuant à la survenue d’une ptôse cutanée.

L’ÂGE

Le vieillissement induit naturellement une infiltration graisseuse et une perte de fermeté.

UNE PERTE PONDÉRALE IMPORTANTE, NOTAMMENT SUITE À UNE OBÉSITÉ OU UNE GROSSESSE

Les bras ne retrouvent en général pas leur forme originale, car la peau peut mettre plusieurs mois à se contracter sur les nouveaux volumes amincis. A noter, il peut s’agir également d’une mauvaise rétractation cutanée suite à une liposuccion des bras, où un redrapage (lifting) de la peau est nécessaire.

L’HÉRÉDITÉ

Celle-ci joue également un rôle important dans le relâchement des bras.

Le lifting des bras, souvent associé à une liposuccion

  • En cas d’excès adipeux, une liposuccion première est réalisée en complément du lifting. Pratique courante et fiable, la liposuccion ôte les excédents graisseux (lipoméries) réticents aux régimes alimentaires et aux activités sportives.
  • A noter, parfois, notamment chez les sujets jeune où la peau élastique présente un bon potentiel de rétractation, une simple liposuccion peut suffire pour retrouver des bras joliment galbés et supprimer un aspect lourd et volumineux : la peau peut se redraper jusqu’à un certain degré naturellement et il n’est alors pas nécessaire de procéder à un lifting des bras, c’est à dire de créer de cicatrices.
  • Si le bras est distendu et fripé, sans excès graisseux, une procédure de lipoaspiration n’est pas nécessaire et seul le lifting des bras est réalisé.

Trois techniques de lifting des bras

Chaque technique est adaptée à chaque cas de figure. Différentes techniques ont été décrites. L’emplacement de la cicatrice ainsi que sa longueur vont dépendre de l’importance de la distension cutanée à corriger.

LE LIFTING DES BRAS AVEC INCISION HORIZONTALE DANS L’AISSELLE

Il s’agit de cas rares où l’excès de peau est mineur. Le retrait du surplus cutané s’effectue alors par une petite cicatrice d’incision dissimulée dans un pli naturel de l’aisselle.

LE LIFTING DES BRAS « CLASSIQUE » AVEC INCISION LONGITUDINALE SUR LA FACE INTERNE DU BRAS

Il s’agit du lifting des bras le plus couramment effectué. La peau en excès est retirée dans l’axe longitudinal et transversal de la face interne des bras.

LE LIFTING DES BRAS COMBINÉ

Ce lifting est réservé aux patients présentant des bras très abimés et combine les deux cicatrices d’incision vues précédemment (la cicatrice a alors la forme d’un « L » ou d’un « T »).

Lifting des bras : les cicatrices

Comme toute chirurgie, la brachioplastie laisse une cicatrice. Cette cicatrice va dépendre de la technique utilisée (voir plus haut). L’intervention doit ainsi apporter une amélioration significative pour être justifiée. L’aspect définitif de la cicatrice est appréciable un an après l’intervention. Il sera demandé un soin minutieux et une éviction de l’exposition aux UV (ou une protection avec de l’écran totale indice 50) de la cicatrice l’année de l’intervention.

Avant l’intervention

Une à deux consultations avec le chirurgien esthétique sont nécessaires. Un examen clinique est effectué. Un bilan complet préopératoire est réalisé selon les prescriptions. Une visite avec l’anesthésiste doit être observée au moins 48 heures avant l’intervention.

Un devis doit être remis et signé ainsi qu’un consentement éclairé. Il sera demandé d’éviter toute prise de tabac un mois minimum avant l’intervention, ainsi que l’éviction de la prise d’aspirine ou d’anti-inflammatoires au moins 10 jours avant la brachioplastie. Un délai de réflexion de 15 jours entre la première consultation et la brachioplastie est obligatoire. Il est systématiquement réalisé des photographies médicales avant l’intervention.

L’intervention en pratique

L’ anesthésie est toujours générale pour une intervention de brachioplastie. La durée de l’opération diffère de 1 heure 30 à 2 heures. L’hospitalisation s’effectue en ambulatoire, c’est à dire entrée et sortie le jour même de l’intervention. Toutefois, dans certains cas, l’hospitalisation requise peut être de 24 heures (avec une nuit d’hospitalisation) si le chirurgien plasticien le juge nécessaire.

Risques

Comme toute intervention chirurgicale, à visée esthétique ou non, la brachioplastie est une intervention pouvant présenter des risques. Même rares, ceux- ci doivent être exposés dans leur ensemble par le chirurgien et l’anesthésiste lors des consultations pré-opératoires : accident thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire), hématome pouvant justifier une reprise urgente au bloc opératoire, infection pouvant nécessiter un drainage chirurgical et un traitement par antibiotiques, retard de cicatrisation dû à une désunion cicatricielle ou à une nécrose cutanée, troubles transitoires de la sensibilité… Les examens préopératoires et un contrôle régulier post-opératoire permettent d’anticiper ces risques.

Suites et résultats

Après l’intervention, une désocialisation n’excédant pas une semaine est possible. L’arrêt de travail va dépendre de la profession exercée par le patient. Le patient devra porter un vêtement compressif pendant 3 semaines afin que les zones traitées se dessinent le plus rapidement possible. Des douleurs légères à modérées sont atténuées par la prise d’antalgiques simples. Des ecchymoses (bleus) sont présentes et vont s’estomper au bout d’une dizaine de jours. Des anticoagulants sont prescrits pour 15 jours. La reprise des activités physiques est possible après un mois et demi. Le résultat commence à se définir au bout de 15 jours mais il faudra patienter 3 mois pour qu’il se finalise, le temps que les tissus s’assouplissent et que l’œdème consécutif à l’intervention se résorbe.

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