Réduction mammaire, pour que la poitrine s’affine

Réduction mammaire, pour que la poitrine s’affine

- in CHIRURGIE DES SEINS
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Emblème érotique autant que symbole maternel, la poitrine d’une femme fait souvent l’objet d’une attention soutenue. D’où de nombreux complexes. Dans le cas de l’hypertrophie mammaire, au mal être psychologique s’ajoute un vrai problème médical.

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La taille du sein

Le sein est constitué de deux parties : la glande mammaire, qui est entourée de tissu conjonctif, et le tissu graisseux, qui enveloppe le tout. La graisse peut représenter jusqu’à 80 % du volume du sein.

L’aréole est centrée par le mamelon, qui est l’orifice permettant d’évacuer le lait. Une multitude de petits canaux traversent le sein pour acheminer le lait jusqu’au mamelon : ce sont les canaux galactophores. Au niveau de l’aréole, il y a des glandes sudoripares et des follicules pileux.

Hypertrophie pathologique. Il n’y a pas de réelle limite entre un sein de taille normale et un comportant une petite hypertrophie. Un sein de femme « normal » a un volume de 200 à 350 cm3 et pèse entre 150 et 400 g. Le seuil théorique étant 400 cm3, c’est surtout à partir de 600 cm3 et en cas de « ptôse », c’est à dire descente du sein, que l’on évoque une hypertrophie pathologique. Au delà de 1000 cm3, on parle même de gigantomastie.

Il en résulte un handicap parfois majeur, aussi bien physique que psychologique. En plus des douleurs de dos et des mauvaises positions, l’hypertrophie mammaire peut être responsable d’inconfort et, de ce fait, d’une diminution des activités, parfois même d’une infection du sillon sous le sein. Le poids des seins peut également provoquer une scoliose , une déformation de la colonne.

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La réduction mammaire

L’intervention chirurgicale consiste à supprimer l’excès de graisse, parfois jusqu’à 1 kg, une partie du tissu glandulaire et l’excédent de peau. La sensibilité est préservée dans la mesure du possible. L’aréole et le mamelon sont ensuite recentrés de manière harmonieuse et adaptée au nouveau sein.

Après l’opération

Après cette intervention, un arrêt de travail de deux ou trois semaines est souvent nécessaire. Le port de charges lourdes est déconseillé pendant quatre semaines et le sport interdit pendant deux mois.

Il est également classique de constater un gonflement et des ecchymoses. Certaines complications sont toutefois possibles : le plus souvent, un hématome important, qui peut nécessiter une nouvelle intervention.

De petits kystes apparaissent aussi parfois dans les mois qui suivent mais disparaissent en général spontanément.

Enfin, les aréoles et les mamelons peuvent souffrir d’une mauvaise vascularisation et s’abîmer de manière importante, ce qui nécessitera une nouvelle opération. Dans ce cas, le chirurgien a le choix de reconstruire l’aréole, de faire une greffe ou même un tatouage.

Après cette opération, il est recommandé d’attendre un an avant de débuter une grossesse, les modifications hormonales pouvant, en effet, modifier la taille et la forme des seins.

L’allaitement, quant à lui, est le plus souvent impossible car de nombreux canaux galactophores sont coupés lors de la réduction. Et dans les rares fois où il est possible, mieux vaut l’éviter à cause des fortes déformations qu’il entraîne.

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